Identité
Adam Smith est présenté dans le corpus comme l'auteur de Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), ouvrage cité par Pauli avec sa référence d'édition française : « livre IV, chapitre 2, Flammarion, 1991 ».
La « main invisible »
Selon le corpus, Smith a « décrit pour la première fois la 'main invisible' en 1776 » en énonçant que si chacun poursuit son propre profit, il en résultera des bénéfices sociaux pour la société (Gunter's Fables — Black Goat not Scapegoat).
La formulation reprise par Pauli est la suivante : « L'individu ne pense qu'à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce [que sa production ait la plus grande valeur possible, il ne pense qu'à son propre gain] » (L'Économie Bleue 5.0).
Dans L'économie du Bonheur, Pauli cite également : « un individu qui a uniquement l'intention d'augmenter ses propres gains est, pour ainsi dire, guidé par une main invisible afin de promouvoir l'intérêt public » (Adam Smith, 1776).
Lecture critique de Pauli
Pauli rappelle que cette théorie a été « beaucoup trop facilement expliquée par les fluctuations de prix déterminées par l'offre et la demande de biens et de services » (L'économie du Bonheur).
Il met Smith en regard de William Foster Lloyd, qui a débattu en 1833 de la « tragédie des biens communs » en montrant que la poursuite de l'intérêt individuel sur un commun conduit à son épuisement (Gunter's Fables).
Pauli souligne aussi que les économistes du libre-échange comme Adam Smith et David Ricardo « n'avaient eu accès à aucune statistique ou donnée empirique » et qu'il a fallu « plus d'un siècle » pour que leurs concepts s'imposent comme logique économique dominante (L'Économie Bleue 5.0).
Il conteste enfin la portée de la « main invisible » face à la destruction des communs : « Comment pouvons-nous croire en la théorie de 'la main invisible' avec tant d'intérêts égoïstes et de pénuries conduisant à la destruction ? » (L'Économie Bleue 5.0).


