Principe
Le soleil ne brille pas la nuit et les batteries exigent des métaux ainsi que des procédés énergivores. Gunter Pauli propose donc de mobiliser la source la plus disponible et universelle : la gravité. L'idée repose sur des nanocristaux (quartz, soie, sucre de canne) soumis en permanence aux contraintes de compression et de tension inhérentes à la structure d'un bâtiment.
Application au bâti
Un immeuble de dix étages doté de nanocristaux placés à la base de chaque colonne de soutènement pourrait générer 6 mégawatts via des générateurs piézoélectriques. L'électricité naît de la déformation permanente des cristaux sous le poids de la structure.
Sources d'appoint associées
Pauli combine ce dispositif à plusieurs autres flux énergétiques disponibles dans un bâtiment :
- Chaleur corporelle : 60 W par heure et par adulte, soit environ 60 kWh pour un bureau de mille personnes.
- Pression sonore convertie en énergie, inspirée des mécanismes des baleines et des dauphins.
- Power over Optical Fiber, qui élimine les câbles de cuivre.
Résultat visé
En cumulant ces approches, Pauli estime qu'une réduction de 75 à 80 % de la demande électrique d'un bâtiment est atteignable. Selon lui, les briques scientifiques existent et les innovations démarrent ; il revient désormais aux architectes et aux ingénieurs d'intégrer ces sources d'énergie dans leurs conceptions.
Faits clés
- Les nanocristaux utilisables sont le quartz, la soie et le sucre de canne, soumis aux contraintes de compression et de tension liées à la gravité.
- Un immeuble de dix étages équipé de nanocristaux à la base de chaque colonne de soutènement pourrait produire 6 MW via des générateurs piézoélectriques.
- La chaleur corporelle représente 60 W par heure et par adulte, soit environ 60 kWh pour un bureau de mille personnes.
- La pression sonore peut être convertie en énergie, avec pour inspiration les baleines et les dauphins.
- Le Power over Optical Fiber permet de supprimer les câbles de cuivre.
- La combinaison de ces flux vise une réduction de 75 à 80 % de la demande électrique.
Points à vérifier
- Le corpus fourni décrit le concept et cite ces chiffres, mais les extraits transmis ne détaillent pas la démonstration technique ni les références scientifiques précises derrière le calcul de 6 MW.
- Le rôle exact des baleines et dauphins dans la conversion piézoélectrique de la pression sonore n'est pas explicité dans les extraits.
En images

Exemples contemporains
Exemples sourcés hors du corpus Gunter Pauli, en attente de validation.
Dalles piézoélectriques Pavegen dans les lieux à forte affluence de Londres
L'entreprise britannique Pavegen installe des dalles de sol qui convertissent l'énergie mécanique des pas en électricité, avec restitution en temps réel via des écrans LED et un tableau de bord numérique. En juin-juillet 2025, trois activations ont eu lieu à Londres (22 Bishopsgate, Old Spitalfields Market qui accueille plus de 180 000 visiteurs par semaine, et les championnats de tennis de Wimbledon), démontrant à l'échelle réelle la production d'énergie par la pression des pas.