Définition
Selon Gunter Pauli, vivre en harmonie avec la nature consiste à répondre aux besoins de la société en s'appuyant sur les logiques du vivant plutôt qu'en les combattant. Le principe s'applique aussi bien à l'architecture qu'à l'agriculture, à la gouvernance d'entreprise et à la comptabilité.
Illustrations dans le corpus
Architecture inspirée du vivant
Dans L'Économie Bleue 5.0, Pauli décrit un bâtiment scolaire dont la conception s'inspire des termitières : un système de ventilation et d'ouvertures régule la température à la hausse comme à la baisse, sans consommation d'énergie ni recours à des matériaux isolants. L'air reste frais toute l'année et l'évacuation de la poussière et des particules limite la transmission des rhumes entre enfants.
Agriculture qui protège les écosystèmes
Dans Coffee Solutions, Pauli explique qu'à Madagascar, récolter le café à partir d'arbres qui poussent dans la forêt donne aux populations un intérêt direct à préserver la biodiversité : la forêt devient économiquement précieuse pour les Malgaches, qui gagnent à la maintenir plutôt qu'à la détruire.
Capitaines de Legacy
Dans Plan A for Argentina, Pauli présente une génération d'entrepreneurs qui mettent leur énergie créative au service d'une transformation de la société travaillant en harmonie avec la nature. Leur première priorité est de répondre aux besoins sociaux (réduire la pauvreté, créer des emplois, restaurer la nature), sans exclure de gagner de l'argent au fil du temps.
Communautés régénératrices
Dans L'économie du Bonheur, l'exemple de Las Gaviotas montre que construire une communauté en harmonie avec des écosystèmes qui reprennent leur force d'évolution demande de la patience et une intention claire de laisser un héritage bénéfique aux générations futures.
Portée du principe
Cette harmonie ne se limite pas au soin de l'environnement : elle implique de repenser les modèles économiques et les méthodes de comptabilité afin que communautés et écosystèmes évoluent ensemble.
Faits clés
- L'école inspirée des termitières décrite dans L'Économie Bleue 5.0 régule sa température sans énergie ni matériaux isolants, grâce à un système de ventilation et d'ouvertures.
- À Madagascar, cultiver le café en forêt donne aux populations un intérêt économique direct à préserver la biodiversité (Coffee Solutions).
- Les Capitaines de Legacy décrits dans Plan A for Argentina placent les besoins sociaux (pauvreté, emplois, restauration de la nature) avant le profit, sans exclure de gagner de l'argent.
- Las Gaviotas illustre qu'une communauté en harmonie avec les écosystèmes se construit dans la durée et suppose une intention de léguer un héritage aux générations futures (L'économie du Bonheur).
Points à vérifier
- Le nom exact et la localisation précise de l'école inspirée des termitières ne sont pas confirmés par les extraits fournis (mentionnés seulement dans la définition introductive, pas dans le texte source cité).
En images

Exemples contemporains
Exemples sourcés hors du corpus Gunter Pauli, en attente de validation.
Réintroduction des castors en liberté (Purbeck Heaths, Angleterre)
En mars 2025, quatre castors ont été relâchés en pleine nature à Purbeck Heaths dans le Dorset, une première officielle en Angleterre après 400 ans d'extinction de l'espèce. Un an plus tard, le couple a construit un barrage qui a créé un étang profond et restauré des zones humides, illustrant comment laisser un ingénieur naturel réguler l'eau plutôt que d'imposer une gestion hydraulique artificielle.
Récifs vivants contre l'érosion côtière (Living Breakwaters, Staten Island)
Achevé en octobre 2024 pour 111 millions de dollars, ce projet new-yorkais installe 2 400 pieds linéaires de brise-lames immergés en pierre et béton écologiquement texturé au large de Staten Island, conçus pour dissiper l'énergie des vagues tout en offrant un habitat aux huîtres et poissons. Plutôt que des digues en béton brut, l'infrastructure imite un récif naturel pour protéger la côte et régénérer l'écosystème marin détruit par des décennies d'industrialisation du port de New York.
Restauration des récifs d'huîtres du port de New York (Billion Oyster Project)
D'ici 2024, le projet avait réintroduit 122 millions d'huîtres et restauré 19 acres sur 18 sites de récifs dans le port de New York, en recyclant 2,5 millions de livres de coquilles collectées auprès des restaurants de la ville. Les huîtres filtrent naturellement l'eau et protègent le littoral contre les tempêtes, remplaçant des infrastructures de filtration et de protection artificielles par un service écosystémique vivant.